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Anciennement appelé "palefrenier", le soigneur d'équidés est responsable du bien-être du cheval au quotidien. C'est le métier de soins par excellence, mais il est très dur physiquement et offre moins de débouchés qu'on l'imagine...

SOIGNEUR

Au contact direct du cheval

Le métier : Le métier de soigneur proprement dit est un métier de soins aux chevaux, et non d'équitation. A ce titre, il est destiné aux jeunes qui veulent s'investir dans le travail quotidien à l'écurie, mais risque, à long terme, de frustrer ceux qui on une vocation plus "cavalière". Si tel est votre cas, vous devez évoluer vers des fonctions de "cavalier-soigneur", "animateur-soigneur" ou "animateur responsable d'écurie", qui correspondent à des statuts différents de la convention collective. Le soigneur a pour mission d'assurer le confort et le bien-être des chevaux. C'est donc une lourde responsabilité, qui devrait être socialement valorisée plus qu'elle ne l'est actuellement ! Grâce aux études éthologiques, on sait à quel point le comportement du cheval sous la selle dépend de son moral à l'écurie. Tous les cavaliers, propriétaires ou non, devraient être conscients du rôle essentiel que joue le soigneur dans le "mental" de leur monture...

Les tâches du soigneur sont multiples : il s'occupe du pansage et des soins aux chevaux, prépare et distribue la nourriture, soigne "les petits bobos" qui ne nécessitent pas l'intervention du vétérinaire, gère les commandes du fourrage et de granulés, entretient les écuries, les clôtures, le matériel... Il s'agit donc d'un métier polyvalent, qui apporte beaucoup de satisfaction sur le plan affectif grâce au contact privilégié avec le cheval.

En revanche, c'est un métier physiquement éprouvant ! Le soigneur est dehors par tous les temps, en toute saison. Il travail dans des conditions rudes, soulève et porte les ballots, manipule la fourche à fumier plusieurs heures par jour... Au fil du temps, certains soigneurs "déchantent", lassés d'exercer une activité ingrate. Bref, c'est un métier qui nécessite une santé de fer et une motivation chevillée au corps...

La formation : Elle s'effectue par la voie initiale (scolaire) ou continue (professionnelle) et se déroule en établissements publics (renseignements auprès du ministère de l'Agriculture, bureau FORMINFO) ou privés (n'hésitez pas à vous renseigner auprès du CIO de votre région).

Dans tous les cas, l'accès passe par le CAPA "soigneur d'équidés", qui remplace l'ancien CAPA "palefrenier" depuis l'arrêté du 12 janvier 2001 (mais le terme "palefrenier-soigneur" est encore largement utilisé dans le jargon professionnel).

Préparé en deux ans après la classe de 3°, ce CAPA peut également être préparé par UC (unités capitalisables), les acquis professionnels étant pris en compte.

Les différents statuts : Depuis le 1er octobre 1998, la convention collective est passée à une classification centrée sur les différentes fonctions des personnes dans l'entreprise, et non plus sur les diplômes.

Le soigneur assure les soins aux équidés, dont il sait apprécier les comportements. Dans le cadre d'un centre équestre, il oriente les demandes du public et participe à la qualité de l'accueil. Accès : CAPA "soigneur d'équidés".

Le cavalier-soigneur assure les soins courants. Il est associé au débourrage et au travail des chevaux et apprécie leur état de santé. Dans le cadre des activités du centre équestre, il accueille, assiste les groupes de cavaliers, participe aux promenades. Accès : CAPA "soigneur d'équidés", BEPA "activités hippiques", BAPAAT (brevet d'aptitude professionnelle d'assistant animateur technicien) ou expérience professionnelle dans le métier.

L'animateur-soigneur participe au débourrage et au travail des équidés d'école. Dans le cadre du centre, il participe à l'animation des groupes de cavaliers, à l'organisation et au déroulement des activités équestres. Accès : BAPAAT, BEPA "activités hippiques", CAPA "soigneur d'équidés", BAP, diplôme ATE (accompagnateur de tourisme équestre) ou expérience dans le métier.

Le soigneur responsable d'écurie assure le débourrage des chevaux et participe au travail des équidés d'école. Il organise et distribue le travail à son équipe selon les consignes. Il accompagne le public dès les premiers contacts avec le cheval. Il participe aux activités, en assure le déroulement logistique et aide à l'encadrement des groupes de débutants. Accès BAPAAT, BEPA "activités hippiques", CAPA "soigneur d'équidés" ou expérience dans le métier.

Bon à savoir : Contrairement à ce qu'on pourrait penser, l'obtention d'un CAPA de soigneur ne garantit pas un emploi à la clé. En effet, très peu de structures équestres ont les moyens de salarier un soigneur à temps plein. La plupart des clubs se débrouillent avec les moyens du bord. Ce sont généralement des stagiaires, parfois les moniteurs ou le gérant du club qui font les boxes ! Ceci également valable chez les éleveurs, si l'on excepte les structures importantes type "haras normand".

Une fois son diplôme en poche, le soigneur à la recherche d'un emploi a donc tout intérêt à être géographiquement très mobile. Il doit postuler tous azimuts, dans les grands clubs hippiques, les centres de tourisme équestre ou écuries de propriétaires... par tous les moyens à sa disposition (bouche à oreille, petites annonces de la presse spécialisée, du GHN, des sites internet...).

 Pour en savoir plus : Ministère de l'Agriculture et de fla Pêche

Bureau FORMINFO (75-Paris) - Tél 01.49.55.51.61

GHN (41 - Lamotte-Beuvron) Tél 02.54.83.02.02

 

 

 

 

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