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MONITEUR

Metteur en selle 

Le métier : Bien souvent, les candidats ne réalisent pas que ce métier, assorti à leurs yeux d'un certain prestige, comporte en réalité pas mal de vicissitudes. Nombre de vocations ne résistent pas aux exigences sportives demandées, ni au rythme de travail imposé au cours de la formation pratique, où la fourche à fumier pèse parfois lourd dans la balance de la motivation. Le métier de moniteur est physiquement exigeant et les stages de formation sont là pour le faire comprendre à temps. Partagé entre son club "formateur" (où il monte à cheval) et son club "employeur" (où il travaille, l'élève moniteur trouve parfois les heures bien longues lorsque la barre est un pyu haute, au sens propre comme au sens figuré...

Mais s'il s'accroche et se montre efficace, le diplôme n'est plus très loin : quelle que soit la formule choisie, le monitorat se prépare en deux ans environ. Vite passés lorsqu'on est réellement motivé.

Une fois décroché ce fameux diplôme, le moniteur a une très nette idée de ce qu'est le métier. Mais dans certains cas, il peut se sentir dérouté devant la pluralité de ses nouvelles responsabilités. Hormis les longues heures passées les pieds dans la sciure d'un manège, où il est le seul à ne pas se réchauffer, le moniteur a fort à faire. En plus d'enseigner, il gère. Tout ! Les soins des chevaux, les états d'âme des cavaliers, l'inscription des nouveaux, l'accueil de tous, les concours, les examens, les approvisionnements... Et parfois, même, les comptes...

Ce qui ne lui laisse gère de temps pour monter à cheval. Les rares fois où il se met en selle, ce n'est pas forcément pour le plaisir : car pour un cheval de propriétaire plaisant à travailler, combien de poneys grincheux à remettre au carré, combien de trotteurs de réforme à initier au galop sur le cercle avant de les confier aux élèves !

Bon à savoir

Et pourtant ce métier attire et passionne. La joie d'enseigner, les journées passées dans l'ambiance équestre, les satisfactions pédagogiques et, parfois, une vraie complicité avec les cavaliers contribuent à atténuer les contraintes.

Un moniteur qui travaille dans une petite structure peut s'exprimer davantage et est heureux de faire tourner la maison, si modeste soit-elle ! Lorsqu'il intègre un établissement relativement important, il enseigne davantage, se disperse moins. Travaillant généralement en collaboration avec d'autres moniteurs, sous la supervision d'un instructeur, il perd un peu d'indépendance... et beaucoup de créativité ! Il doit se plier aux impératifs du club : disciplines pratiquées, politique de compétition, style général. C'est pourquoi certains préfèrent fonctionner dans un club plus modeste. Les moniteurs, dans l'ensemble, sont assez heureux de leur sort dans une profession où l'emploi reste dynamique. En effet, si l'on a beaucoup dit que les moniteurs fraîchement émoulus se retrouvent souvent vendeurs de sellerie, le chômage reste rare et, généralement, transitoire pour ceux qui sont vraiment motivés et savent ne pas compter leurs heures. C'est un métier qui peut permettre de réussir, de s'épanouir et, pourquoi pas, de monter en grade en préparant le diplôme d'instructeur.

 

 

Le temps où l'on décidait de passer le monitorat à l'issue du Galop7 parait bien lointain ! Le programme du BEES1 est certes un peu touffu, mais si tout se passe bien, deux ans de formation permettront de décrocher ce diplôme qui fait office de sésame dans le milieu de l'équitation. Le parcours s'articule autour de deux pôles...

- La formation générale, commune à tous les enseignants sportifs. Elle demande un niveau d'études proche du bac. Cette formation se fait dans des établissements spécialisés (CREPS ou CNED) et porte sur des matières variées appliquées au sport (biologie, sciences humaines, gestion...). Elle est sanctionnée parle fameux examen dit du "tronc commun".

- La formation spécifique débute après un stage de pré qualification (dont les titulaires d'un BAP ou d'un BAPAAT sont toutefois dispensés). Il faut être âgé de 18 ans, nanti bien sûr de son Galop 7 et avoir validé le brevet de secouriste (AFPS). La formation proprement dite peut se faire soit par la voie de l'alternance (contrat d'apprentissage ou de qualification) soit dans un club formateur.
Le candidat peut se spécialiser en choisissant une ou plusieurs options : dressage, complet, obstacle, attelage, tourisme équestre, voltige, horse-ball, polo, équitation sur poney (cette dernière option étant très porteuse actuellement, surtout pour les filles).

Rémunération : Environ 1250 € (net mensuel)

 

 

 

 

 

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