C'est l'un des plus anciens métiers de la filière équestre, mais il n'y a aucun risque qu'il disparaisse un jour : on aura toujours besoin de ferrer les chevaux ! Occupée presque exclusivement par des hommes, cette profession très physique est passionnante et évolutive.
MARECHAL-FERRANT
Pas de pied, pas de cheval !
Le métier : véritable spécialiste du pied, le maréchal-ferrant est un maillon indispensable au bien-être du cheval, qu'il soit de sport ou de loisir. Il travaille généralement seul (ferrage dit "à l'anglaise") et effectue deux types de ferrures : la ferrure d'entretien (conservatrice), la plus courante, et la ferrure orthopédique (correctrice). Il peut aussi être amené à soigner une pathologie du pied, par exemple un abcès. Chaque cheval étant différent, c'est un métier passionnant où l'on ne finit jamais d'apprendre. Un bon maréchal se tient au courant des connaissances nouvelles en anatomie, locomotion... au travers de publications ou colloques.
Néanmoins, c'est aussi une profession très éprouvante physiquement (au niveau du dos, des bras, des coudes, des épaules, des genoux...), avec des conditions de travail souvent rudes.
Bon à savoir : l'immense majorité des maréchaux ne roule pas sur l'or. D'où l'importance du nombre de maréchaux qui exercent une activité annexe !
Il y a un équilibre entre l'offre et la demande, mais une mauvaise répartition : dans certaines régions, on manque de maréchaux, alors qu'il y en a trop ailleurs ! Avant de vous lancer, vérifiez que la région où vous souhaiterez exercer n'est pas saturée. Si c'est le cas, vous aurez à affronter une concurrence très rude, pour ne pas dire une véritable "guerre" entre confrères...
Pour s'installer, un investissement de départ est nécessaire. Comptez environ 3000 € de matériel (forge, enclume, stock de fers...), plus un véhicule aménagé !
On exerce rarement ce métier jusqu'à la retraite. A partir d'un certain âge (en moyenne après 18 ans d'activité), les maréchaux se reconvertissent dans une autre activité, qui est souvent liée aux équidés : élevage, commerce, pension... Certains deviennent patrons d'une entreprise de maréchalerie, avec des salariés.
La formation : Depuis le décret du 2 avril 1998, le métier de maréchal-ferrant ne peut être exercé que par des professionnels titulaires d'un CAPA (certificat d'aptitude professionnelle agricole) ou BEPA (Brevet d'enseignement professionnelle agricole) maréchalerie. L'un et l'autre sont préparés après la classe de 9°, en deux ans, et donnent un statut d'ouvrier qualifié niveau V. A la suite, il est possible de préparer un BTM (Brevet de technicien maréchalerie) de niveau IV. Il permet à des professionnels maîtrisant les techniques de base du métier d'acquérir des compétences nouvelles.
L'Ecole nationale professionnelle des Haras (ENPH) propose aussi une formation très cotée, mais les participants sont triés sur le volet : six par an pour le BEPA maréchalerie, deux par an pour le "Brevet de maréchal-ferrant de l'ENPH" !
Pour en savoir plus : UFM (28 - Coltainville) Tél/Fax 02.37.32.36.90
www.ufm.asso/fr
ENPH - Les écuries du Bois (61 - Le pin au Haras) Tél : 02.33.12.12.10
Fax : 02.33.39.37.54
www.haras-nationaux.fr
A lire : "Maréchal-ferrant au XX) siècle" par Jean Mopin. Editions Librairie de Compagnonnage.
Chiffre d'affaires annuel : Moyenne nationale : 41600 € avec de gros écarts allant de 18100 € en Languedoc-Roussillon à 61 200 € en Limousin.