A l'évocation du teme "marchand de chevaux", on ne peut s'empêcher de penser au maquignon d'antan, brutal et irrespectueux de l'animal... Ils ne sont pourtant pas si rares, ces professionnels sérieux et engagés, qui considèrent souvent la vente d'un cheval comme "l'aboutissement d'un mariage".
MARCHAND DE CHEVAUX
A la recherche du cheval idéal
Le métier : Le marchand de chevaux peut procéder de deux manières, mais il est certain qu'il doit avoir une grande connaissance des chevaux. Soit il possède une cavalerie qu'il renouvelle en fonction de la demande des clients, soit il fonctionne en tant que courtier, parcourant le territoire national ou européen, voire mondial, mettant en relation vendeurs et acheteurs. Et là, pour les courtiers en chevaux de sang, il est pratiquement indispensable de parler une langue étrangère (nombreux voyages)...
La façon de travailler dépend des disciplines, des prix, des objectifs visés par le professionnel, de la clientèle prospectée. Pour s'établir comme marchand de chevaux, nul besoin de répondre à des conditions précises. Jusqu'en 1998, le statut de la profession reposait sur une toi de 1941 et il fallait être détenteur d'une carte professionnelle. On disposait alors d'une réglementation parfaite. La chambre syndicale regroupait 350 à 400 marchands. Puis il y a eu une déréglementation lancée par le ministère de l'Agriculture. Aujourd'hui, quiconque veut exercer ce commerce peut le faire... et la GSCCF compte soixante adhérents. Mais la profession va devoir évoluer, essentiellement à cause de l'Europe !
Ce qui ne serait pas un mal, car les marchands de chevaux ne bénéficient pas toujours d'une très bonne image auprès des cavaliers et des propriétaires.
La formation : Aucune école ne prépare à cette profession. Les candidats doivent trouver par eux-mêmes des stages chez des professionnels et payer leur propres deniers leurs déplacements à l'étranger... Il existe une véritable carence en matière de formation ! Du côté de la FIVAL, organisme de concertation qui a pour objectif le développement de la filière cheval, la réponse reste évasive...
Rémunération : Des disparités énormes existent entre les différents marchands de chevaux. Un intermédiaire touche une commission de 10% sur le prix de vente du cheval.