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Dans ce milieu sans concessions, seule compte la volonté de s'imposer. Car s'ils font souvent rêver, les métiers des courses exigent, au-delé du strass et des paillettes, rigueur, professionnalisme, disponibilité et abnégation. Coups de projecteur sur cet univers fascinant...

LES COURSES

Des métiers d'ombre et de lumière

Jockeys et drivers : Stars des hippodromes.

Bon à savoir : Sous leurs casaques bariolées, ces pilotes d'exception n'en finissent pas de nous faire rêver. Pourtant, le métier est loin d'être une sinécure. Les accidents sont fréquents, les rivalités monnaie courante et il faut se battre pour se faire une place au soleil. En France, sur 900 jockeys, seuls une trentaine vivent très confortablement, les autres travaillent également comme lads pour un salaire qui dépasse rarement 1500 €. A cela s'ajoutent les contraintes physiques, souvent très difficiles à tenir. Déshabillés, les jockeys ne peuvent en effet peser plus de 54 à 55 kg pour le plat, et 60 à 65 kg pour l'obstacle. Moins médiatisés, les drivers sont soumis é des conditions de taille et de poids nettement moins drastiques. Leur principale activité est de driver en courses, même s'ils participent couramment à l'entraînement des chevaux en tant que lads.

La formation : Aucun diplôme n'est exigé, mais il faut avoir 16 ans minimum et posséder une licence de compétition pour être autorisé à courir.

L'entraîneur : The big boss

Le métier : autre maillon essentiel dans la vie d'un cheval de course : l'entraîneur. Chargé de la préparation sportive des coursiers, il les soigne, les entraîne et gère leur carrière. On distingue généralement l'entraîneur public et l'entraîneur particulier. Ce dernier est salarié par un seul propriétaire, dont il entraîne les chevaux. L'entraîneur public, au contraire, est installé à son compte. Véritable chef d'entreprise, il est responsable des chevaux d'un ou de plusieurs propriétaires, du personnel et de la bonne gestion administrative et financière de son écurie. Qu'il soit public ou particulier, l'entraîneur devra avoir plus d'une corde à son arc ; être homme de cheval et de contact, spécialiste des courses bien sûr, avoir des qualités de gestion et d'organisation, le sens des responsabilité.

La formation : Aucune formation spécifique n'est impérative, mais l'entraîneur devra posséder un diplôme de niveau IV (bac pro) s'il veut bénéficier d'aides à l'installation. En outre, pour obtenir une licence d'entraîneur public, il devra suivre un stage organisé par l'AFPPICC d'une durée de dix jours pour les courses de trot, et de cinq semaines pour les courses de galop.

Lads et cadres d'écurie : En coulisses, d'autres professionnels comme le lad, le premier garçon ou le garçon de voyage jouent un rôle-clef.

Le métier : Homme du matin, le lad-jockey (pour les galopeurs) ou lad-driver (pour les trotteurs) entraîne un paquet de chevaux, sous la responsabilité de l'entraîneur. Dès l'aube, il nettoie les boxes, soigne les chevaux (nourriture, pansage, soins vétérinaires de base), les travaille... et entretient le matériel. Le premier garçon, quant à lui, est le bras droit de l'entraîneur. Un métier qui ne laisse aucune place au diletantisme. Premier arrivé, dernier parti, il s'occupe des chevaux, gère le personnel, organise le travail à l'écurie et remplace l'entraîneur lorsqu'il est absent. Aucun diplôme n'est requis. En effet, l'accès à cette profession est plutôt lié à l'ancienneté, puisqu'il s'agit souvent d'anciens jockeys ou de lads promus. Enfin le garçon de voyage accompagne les chevaux dans leurs déplacements jusqu'aux hippodromes. Sur place, il prépare les chevaux, remplit les formalités et représente l'entraîneur en son absence. Lorsqu'il n'est pas en déplacement, il participe au travail quotidien de l'écurie. Ses fonctions le placent juste derrière le premier garçon dans la hiérarchie de l'écurie.

Formation : Plusieurs institutions organisent dans la filière des courses, l'AFASEC (association de formation et d'aide sociale des écuries de courses), enseignement agricole public et privé pour les lads et l'AFPPICC (association pour la formation professionnelle des personnels de l'institution des courses de chevaux) pour les entraîneurs. Trois niveaux de diplômes mènent aux professions de lad et, par extension, en fonction des aptitudes et opportunités, à celles de jockey ou de cadre d'écurie.

La CAPA (certificat d'aptitude professionnelle agricole) de lad-jockey ou lad-driver vise à former des personnes capables d'entraîner et de soigner des chevaux.

Le cycle d'études dure trois ans après la classe de 5° pour les candidats y accédant par la voie scolaire. Les candidats sont soumis à de strictes conditions de taille (1.40 m) et de poids (40 kg) lors de leur entrée en formation (14 ans). Le cycle est 800 heures sur deux ans pour ceux y accédant par la voie de l'apprentissage. En fin de 3° préparatoire, les élèves peuvent passer le brevet dans la série professionnelle.

Le BEPA (Brevet d'études professionnelles agricoles) activités hippiques, spécialité "entraînement du cheval de compétition, courses "donne une solide formation professionnelle, ainsi qu'une formation générale de qualité permettant, le cas échéant, d'accéder à des formations de niveau IV (bac pro, brevet professionnel). Les candidats doivent avoir suivi la 3° ou être titulaires d'un CAPA de lad-jockey ou de lad-driver. Durée : deux ans.

Le bac pro CGEA (conduite et gestion de l'exploitation agricole) option "production du cheval" confère une formation beaucoup plus approfondie, permettant de briguer des postes de cadre d'écurie ou d'entraîneur. Pour entre en bac pro, il faut avoir un BEPA "activités hippiques" ou "exploitation" option "élevage et cultures fourragères", ou encore sortir d'une 1ère générale. Durée : deux ans.
Détail important : le CAPA et le BEPA sont payants dans les établissements privés et maisons de famille, mais gratuits et rémunérés dans les centres de formation des apprentis.

 

 

Des métiers satellites

Outre les métiers en contact direct avec les chevaux il existe une série de métiers gravitant autour de l'organisation des courses. Ainsi, le directeur de réunion est responsable du respect des règles d'organisation des compétitions et des horaires. C'est sous son contrôle que s'effectuent la déclaration des partants, les entrées et sorties de chevaux au rond de présentation, la pesée des jockeys ou l'ouverture de la boîte à réclamations. Le handicapeur attribue à chaque cheval, en fonction de ses performances, un handicap. Chez les galopeurs, plus un cheval est bon, plus il porte de poids. Dans les courses de trot, le handicap est un rendement de distances, puisque tous les chevaux ne partent pas sur la même ligne. Le starter donne le départ de la course, après avoir organisé l'entrée des chevaux dans starting-gates en plat, ou leur alignement derrière l'élastique en obstacle. Le juge aux allures vérifie que les trotteurs ne passent pas au galop.

Rémunération - Chiffre d'affaires : une trentaine de jockeys gagnent entre 150 000 et 450 000 € par an, les autres gagnent 1 500 € par mois en moyenne. Cadres d'écurie, lads : SMIC au départ, puis entre 1 000 et 1 400 €.

Entraîneurs particuliers : 1 800 €.
Entraîneurs publics : chiffre d'affaires lié au nombre de chevaux entraînés et aux résultats (il perçoit en général 15 % des gains).

 

 

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