Le métier n'est pas officiellement reconnu, mais on ne peut faire abstraction de cette nouvelle activité qui répond à l'engouement pour l'équitation éthologique
EDUCATEUR-CHUCHOTEUR
Une profession d'avenir encore flou
Le métier : N'en déplaise à ses détracteurs, la "révolution éthologique" est en marche et semble promise à un bel avenir ! D'où l'émergence, ces dernières années, d'un nouveau "métier", que nous qualifierons ici d'éducateur chuchoteur. Il existe bel et bien un créneau pour cette activité, qui consiste à éduquer des chevaux, à débourrer des poulains ou à rééduquer des chevaux qui posent problème à leurs propriétaires (défense sous la selle, refus d'embarquer dans un van...) Le rôle de l'éducateur est de résoudre les problèmes avec des méthodes éthologiques basées sur la pédagogie de nouveaux maitres, comme Pat Parelli. L'éducateur-chuchoteur est donc plus souvent "redresseur" que "dresseur" de chevaux...
Bon à savoir : Il n'existe aucune "convention collective" pour ce métier ! Juridiquement, il correspond à une profession libérale, l'éducateur fixant des honoraires libres. Ce sont généralement des forfaits auxquels il faut éventuellement ajouter à la pension du cheval. Certains éducateurs n'hésitent pas à demander jusqu'à 200 € pour embarquer un cheval récalcitrant dans un van. En Europe, les chuchoteurs ont généralement une activité principale élevage, pension...).
La formation : Si le moniteur enseigne au cavalier, l'éducateur-chuchoteur, lui, enseigne au cheval... De ce fait, aucun diplôme ne sanctionne une formation officielle. La formation se fait au gré des stages, expériences personnelles... Il existe néanmoins, depuis 2004, une formation mise en place par la FFE dans quelques centres agréés : elle a pour but de former des éducateurs d'équitation éthologique, dans un cadre ministériel rigoureux. Les éducateurs titulaires d'un "d'un brevet éthologique" pourront dispenser un enseignement débouchant sur des diplômes fédéraux appelés "savoirs éthologiques". Cette formation payante est calquée sur l'enseignement PNH Parelli Natural Horsemanship) du haras de la Cense, dans les Yvelines, qui a été le tout premier centre agréé.
Chiffre d'affaire annuel : Très variable (honoraires libres)