Etre auxiliaire spécialisé vétérinaire, c'est avant tout savoir gérer et conseiller la clientèle d'un cabinet. Mais ce métier passionnant peut aussi amener à participer à des interventions chirurgicales.
AUXILIAIRE VETERINAIRE
Une assistance vétérinaire quotidienne
Le métier : Accueillir la clientèle, préparer les animaux, gérer le matériel médical... L'auxiliaire spécialisé vétérinaire est en quelque sorte le bras droit du véto. Ce sont plutôt les femmes qui choisissent cette voie (elles représentent plus de 95% de la profession) ! La relation avec la clientèle est la tâche principale de ce métier, reconnu depuis une dizaine d'années environ. L'auxiliaire spécialisée vétérinaire (ASV), donc, accueille les clients, prodigue des conseils, vend les produits de parapharmacie et prend en charge tout ce qui concerne la bureautique et la comptabilité d'un cabinet au quotidien, un peu comme une secrétaire médicale. C'est elle aussi qui prend en charge le matériel, sa stérilisation et le prépare en cas d'intervention chirurgicale. Selon les cabinets, elle peut participer aux soins, mais toujours sous le contrôle du vétérinaire. Il s'agit alors de surveiller une perfusion, d'aider à la contention d'un animal pendant un soin, voire d'assister le vétérinaire lors d'une intervention chirurgicale. Les tâches de l'ASV sont très diverses et si, elles sont enseignées durant la formation, rien ne remplace l'expérience.
La formation : Pour devenir "ASV", il n'existe qu'une filière reconnue par l'Etat. Délivré par un des trois sites du Centre national de formation par alternance d'auxiliaires spécialisés vétérinaires (CNFA-ASV à Aix-en-Provence, Maisons Alfort ou Blanquefort, en Gironde), l'enseignement est validé par un diplôme d'Etat qui dépend du ministère de l'Agriculture. Cette formation se déroule sur deux ans en contrat d'apprentissage ou en contrat de qualification. Pour y accéder, il faut être majeur et titulaire d'un BEP, et surtout, comme il s'agit d'une formation en alternance, avoir déjà trouvé un cabinet vétérinaire prêt à accueillir un stagiaire durant la formation. C'est un point essentiel du parcours pour devenir ASV. En effet, plus de 50 % des jeunes diplômés sont employés dans le cabinet où ils ont été en apprentissage. Dans le cadre de cette alternance, la formation est alors payée directement par des organismes paritaires et le stagiaire perçoit entre 50 et 75 % du SMIC de la part de son employeur. Le centre de formation délivre un enseignement qui peut se concevoir en différents pôles : la relation clientèle, les techniques spécifiques (soins, hygiène, pharmacologie, législation...) et les techniques générales (comptabilité, bureautique...). Reste que l'essentiel s'acquiert avec la pratique, chez le vétérinaire, où l'étudiant passe les trois quarts de son temps. Il existe aussi des formations délivrées par des écoles privées. Ainsi, l'institut Bonaparte ou l'école des Etablières accueillent sur dossier des étudiants titulaires d'un bac ou d'un brevet technique agricole. L'apprentissage, assez proche de celui délivré par le CNFA-ASV, dure là aussi deux ans et doit être complété de nombreux stages en cabinet. Ces formations sont payantes (2 700 à 4 500 € par an) et ne donnent pas accès aux mêmes droits en ce qui concerne les salaires et la reconnaissance professionnelle.
Bon à savoir : La grande majorité des ASV travaillent dans des cabinets de ville. Pour travailler avec les chevaux, il faut bien entendu choisir un "vétérinaire d'accueil" qui ait cette spécialité. Une clinique équine, donc. Pour l'instant, cette compétence s'acquiert surtout "sur le tas", mais à partir de la rentrée 2004, le CNFA-ASV a proposé des modules équins dans la formation. Au cas par cas, les tâches dévolues à un ASV équin varient selon son employeur. Avant de rêver d'être une "infirmières pour chevaux", renseignez-vous auprès des vétérinaires pour connaître leurs exigences.
Rémunération : A partir de 600 € par mois pendant la formation en alternance, jusqu'à 1 200 € (net mensuel) après l'obtention du diplôme et quelques années d'ancienneté.